L'histoire du moulin
Au XVIII siècle, les oliviers sont parvenus à un taux de production nécessitant la réalisation d'un nouveau moulin. L'aménagement du Moulin de Rimat (un des plus vieux moulin du village) n'étant ni assez puissant, ni assez rapide, les récoltants s'insurgent auprès de Lérins* qui par la Charte s'était engagé à : fournir des meules en suffisance et réclament une nouvelle installation
Pour pallier au problème de pénurie d'eau que rencontrait le moulin de Rimat, la nouvelle usine se fera en amont du village, à la sortie des gorges de la Mourachonne, sur la rive droite de la rivière: elle portait il y a quelques temps encore le nom de "Moulin Vieux". Les anciens cadastres portent : le moulin de "Chantereine" ou "Cantereine". Le captage est tout près, et le meunier pouvait aisement contrôler son bon fonctionnement.
Des modifications y seront effectuées en 1787 "réparation aux poulies et teucades aux moulins que les Seigneurs de Lérins possèdent à Pégomas" (archives municipales).
"sur le moulin à huile, farine et scie à eau, situé à Pégomas, quartier de Chante Reyne, dépendant du Monastère de Lérins, a été fait une offre de 5000 livres..."
Il assurera un rendement satisfaisant pour la réalisation de l'huile en hiver et des farines en été. Pourtant, à la fin du XIX sciècle, la concurrence des huiles d'Afrique du Nord fera chuter les prix et l'abandon des oliviers se renforcera encore avec la grande guerre et le départ des hommes au front.
Le pressoir se transformera en habitation, et seule la partie scierie, bien rénovée et aménagée par le Comte de Drée, continuera de fonctionner jusqu'au milieu du XX siècle.
*Lérins, vous pouvez réserver dés maintenant aux îles de Lérins pour visiter le Monastère
Textes et photos, extrait du livre : Pégomas, au milieu coule la Siagne de Maryse Romieu - ISBN : 2 86410 349 4
